L’orientation passéiste : poursuivre le sillage du XXe siècle
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Quelques exemples Conséquences - commentaires

Centrales électriques à énergie fossile Déplacement individuel en véhicule lourd type 4X4 Mondialisation généralisée des échanges commerciaux Cataclysme climatique, pollution

Centrales nucléaires par fission
(technologie actuelle)

Insécurité d’approvisionnement en cas de nécessité de ralentissement : l’été 2003, la centrale nucléaire de Fessenheim a du être refroidie avec de l’eau potable ! Ce sont les éoliennes du Danemark qui ont approvisionné la France en électricité ! Risques technologiques majeurs, en cas d’accident : ruine économique, déchets radioactifs pour l’éternité, insécurité mondialisée (risque terroriste) : l’héritage le plus dangereux et irrationnel de l’ère industrielle.

Après l’imposition sans aucun débat démocratique du parc nucléaire français dans les années 70, le gouvernement actuel annonce, toujours sans débat, la construction de 2 nouvelles centrales dites EPR, au coût unitaire actuel estimé à 4 milliards d’euros.

Si la même rigueur imposée à l’installation d’un parc éolienne était appliquée, le choix d’installation d’une centrale nuclèaire devrait être soumis à l’avis de la population concernée en cas d’accident, soit l’Europe entière.


Centrales nucléaires par fusion (technologie théorique du futur) : projet « Iter » ; de façon imagée, il s’agit d’installer le soleil sur la terre, dans de très grosses unités à l’horizon d’un siècle

Accaparement des finances mondiales. Intelligence humaine mobilisée par un projet hasardeux au détriment de l’urgence de réfléchir et d’agir pour des choix responsables à effet immédiat.

Vulnérabilité sans précédent d’un système hyper centralisé (panne, sabotage, attaque terroriste) pouvant conduire à un cataclysme économique.


Biocarburants : pourvoir nos « besoins » exorbitants en carburant pour le transport avec des ressources végétales

Choix irresponsable : rouler « à l’occidentale » en accaparant les terres destinées à l’alimentation. Déforestation au profit des cultures à carburant : cannes à sucre, palmiers à huile.

Bioéthanol issu de betterave sucrière ou maïs : processus absurde : l'énergie produite correspond approximativement à celle dépensée pour produire, sans compter dans le bilan écologique les effets environnementaux de ces cultures exigeantes en fertilisants et eaux, en outre abondamment traitées avec des pesticides.

Il est beaucoup question actuellement de biocarburants dits de « deuxième génération ». (Du biocarburant à base d’algues, la Tribune du 15/12/08) L’idée est de les produire à partir d’algues marines. Cependant de multiples questions n’ont pas encore de réponses : rendement véritable, conditions de productions impact environnemental. Il faut garder en mémoire que de vastes étendues océaniques tropicales ont une très faible productivité en raison de la pauvreté en sels minéraux. Cette option en est au stade de la recherche préliminaire.


Une option rationnelle : biocarburants produits de façon décentralisée (à la ferme) sous forme d’huile de colza (par exemple), pour alimenter le parc de tracteurs et de bateaux de pêche. Ces carburants sont défiscalisés pour ces usages depuis 2008. Consacrer à ces cultures la même surface que celle nécessaire jadis pour alimenter les chevaux de trait. L'huile-carburant est un coproduit de tourteaux protéiques utilisés pour l'élevage. La culture de colza, culture d'hiver, est à préconiser en maints territoires méditerranéens, en friche avec la réduction des surfaces viticoles : des milliers d'ha disponibles en Languedoc-Roussillon et en Corse par exemple.
   
L’orientation moderne : raison et responsabilité
   
Rationaliser nos besoins Diviser par quatre notre consommation énergétique.

Relocaliser les productions : produire localement ce qui peut l’être.

Un bouquet de persil ou une salade n’ont pas besoin de traverser l’Europe entière pour arriver dans notre assiette : le jardin, le balcon ou le maraîcher du coin peuvent subvenir à nos besoins. Une grappe de raisin, un melon ou une pomme doivent être consommés en saison…de notre hémisphère, pas celle de l’hémisphère sud, à l’autre bout de la planète !

Cf. article relocaliser l’économie


Productions énergétiques renouvelables

Une idée reçue aussi tenace que stupide : énergie dite « douce », à traduire comme de faible capacité, alors que les énergies renouvelables sont les ressources pouvant apporter la plus grande puissance de production… grâce au soleil qui nous éclaire, anime les courants aériens et marins.

Avec un délai d’installation, une sécurité d’approvisionnement et une minimisation de l’impact environnemental, de très loin les plus performants.

La paresse intellectuelle ou des intérêts autres que ceux de l’intérêt général et des générations futurs, explique-t-il l’idolâtrie pour les « usines à gaz » des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz, nucléaire) ?


Energies solaires

Eau chaude solaire,

Le choix le plus rationnel pour chauffer de l’eau, aussi bien pour alimenter l’eau chaude sanitaire que pour alimenter un chauffage basse température

Electricité photovoltaïque (technologie actuelle), production d’hydrogène (technologie de demain ?). Pour les capteurs photovoltaïques, la matière première utilisée est inépuisable, la silice, mais gourmande en énergie à produire à partir du silicium.

Selon « Terra Economica » du 04/06/08

En 2010, la première usine française de production de silicium devrait ouvrir ses portes à Saint-Auban en Provence. Selon une étude de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les panneaux solaires mettent (seulement) d'un à trois ans pour «rembourser» l’énergie dépensée par leur fabrication. Et «leur durée de vie est estimée à une trentaine d’années», selon Jean-Michel Parrouffe du département des énergies renouvelables de l’ADEME: ils produiraient donc 10 à 30 fois l’énergie consommée. Et la technologie des systèmes photovoltaïques progressant rapidement, ce rapport pourrait encore s’améliorer.

Electricité solaire thermodynamique. Les rayons solaires sont concentrés vers un générateur de vapeur chauffé à 500° qui alimente des turbines productrices d'électricité (comme pour toute usine classique d'électricité, charbon ou nucléaire).

En juillet 2008, a été inaugurée la centrale Andasol dans la province de Grenade. D’une capacité de 50 MW., elle pourvoit aux besoins électriques de 200 000 personnes.

Des projets sont en cous de part et d’autre de la Méditerranée. (Maylis Gaillard, L’énergie du soleil, construire aujourd’hui l’environnement de demain, Le cherche Midi, 2008)


Energie éolienne

Selon le Figaro du 12/09/08

La production électrique des éoliennes a augmentée de 17,8% en Europe en 2007. L’Europe représente 60% de la puissance installée dans le monde, soit 3,3% de la production totale d’électricité, alors même que le démarrage des installations n’a pas plus de 12 ans. Selon le GWEC (Global Wind Energy Council) d'ici 2030, un quart de la consommation électrique de l'UE pourrait être alimenté par l'éolien.


Energie des courants marins

Une ressource colossale, à coté de laquelle l’énergie hydroélectrique de nos fleuves est d’une puissance dérisoire : et si le génie humain concentrait son intelligence à l’exploitation de cette ressource !

Selon « la Tribune » du 20/05/08, la « houille bleue » est déjà en cours d’expérimentation par des entreprises britanniques avec de premières installations en Irlande, au Canada ou au Portugal. « La France, qui possède le second potentiel mondial en la matière, essentiellement au large du Cotentin, tarde à se jeter à l'eau. Les experts estiment que, à l'horizon 2020, la " houille bleue " pourrait assurer en Europe l'équivalent de la production d'électricité de quatre à dix centrales thermiques. La France, qui possède le second potentiel mondial en la matière, essentiellement au large du Cotentin, tarde à se jeter à l'eau. Les experts estiment que, à l'horizon 2020, la " houille bleue " pourrait assurer en Europe l'équivalent de la production d'électricité de quatre à dix centrales thermiques ».


Bois

Le bois de chauffage a le vent en poupe. Bonne nouvelle, les surfaces forestières ne cessent d’augmenter en France y compris en zone méditerranéenne.

Une ressource abondante, efficace et chaleureuse est à notre disposition, avec à la clé des milliers d’emplois en milieu rural d’exploitants forestiers. A ce jour, les moyens de valorisation du bois sont efficaces, variés et parfaitement maîtrisé :

  • poêle à bois d'un rendement de 80% - à comparer avec une cheminée sans insert, au rendement de l'ordre de 15 %.
  • Chauffage central au bois
  • Chaudières à granulés de bois ou à copeaux de bois, adaptées aux logements collectifs et au fonctionnement automatisé. De nombreuses unités de productions existent et se développent en France (Systèmes solaires, nov-déc. 2008).
   

Selon le concept «négawatt», l’investissement énergétique de loin le plus rentable et efficace est celui réalisé dans les économies d’énergies.

Jamais dans l’histoire de l’humanité, il n’a été utilisé autant d’énergie pour survenir à notre existence qu’au cours du siècle dernier dans les pays industrialisés.

En d’autres termes, notre point de départ est terriblement médiocre. Dans ce contexte, diviser notre consommation énergétique par 4 en moins de 20 ans est parfaitement réalisable. C’est ce qui a été décidé pour le secteur du bâtiment

Le dernier quart nécessaire pourra être apporté par les ressources énergétiques renouvelables. Disposant des plus forts potentiels de production, rapidement mobilisable, procurant une sécurité d’approvisionnement inégalable liée à leur production diversifiée, décentralisée et mise en réseau, les énergies renouvelables sont les énergies du développement durable.

L'union européenne a adopté une nouvelle directive selon laquelle l'énergie électrique produite d'ici 2020 sera à 20% d'origine renouvelable. (La Tribune du 12/12/ 08)

Pour en savoir plus : L'habitat durable Construire ou rénover écologique et économique Didier Carbiener Edisud 2008,2009 - pour connaître le sommaire, cliquer ici

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