L'énergie solaire photovoltaïque pour tous
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Dernière mise à jour : 20 janvier 2010

Pour en savoir plus sur cette façon décentralisée de produire de l’électricité à partir du soleil,

voir l’article « 3 technologies d'utilisation de l’énergie solaire ».

Pour connaître les tarifs de rachat garantis 20 ans applicables aux projets de 2010 et 2011, voir : " 2010 Nouveaux tarifs pour l'électricité photovoltaîque"

Pour connaître les différentes aides à l’investissement, les exonérations fiscales, les contrats et tarifs de rachat, pour les particuliers et les professionnels, voir l’article « Investir dans les énergies renouvelables : électricité photovoltaïque ».

1 Production intégrée au bâti

La réglementation distingue les installations intégrées et non intégrées au Bâti. En 2007, les « Critères d’éligibilité des équipements de production d’électricité photovoltaïque pour le bénéfice de la prime d’intégration au bâti » ont été précisés par la DGEMP – Dideme.

Les éléments d’information ou les citations se référent à ce document. Sont considérés comme intégrés au bâti les toitures, brise-soleil, garde-corps de balcons/ terrasses/ fenêtres, les bardages.

Toiture

La toiture est considérée comme intégrée au bâti :

1 Si les panneaux photovoltaïques assurent l’étanchéité : il sont alors dénommés tuiles photovoltaïques.

Pour répondre rigoureusement à ce critère, la dépose de la structure intégrée au bâti doit se solder par la suppression de l'étanchéité du bâtiment.

Légers, environ 15kg/m2, ils ont une dimension de l’ordre de 1,5 m2.

2 Si en outre, elle assure l’ombrage de tout ou partie du bâtiment.

Cette dernière disposition est intéressante : une toiture photovoltaïque peut être considérée comme intégrée au bâti en tant que double toiture dés lors qu’elle assurent une fonction d’ombrage sur le bâtiment.

La double toiture est une solution intéressante en habitat bioclimatique. La toiture externe joue le rôle d’ombrage du bâtiment. Il peut y être installé les tuiles photovoltaïques. La toiture interne ne reçoit jamais de rayonnements solaires : elle est à l’abris des choc thermiques et ne subit pas le réchauffement d’été.

Cette fonction de double toiture n’est assurée que si un espace suffisant pour une excellente ventilation est réservé entre les 2 toitures.

A contrario, la superposition de tuiles photovoltaïques sur une toiture déjà existante ne joue pas ce rôle. La réglementation ne considère pas ce dernier montage comme intégré au bâti.

Production photovoltaïque sur un bâtiment communal. Les panneaux photovoltaïque ne jouent pas le rôle d'étanchéité : il s ne sont pas considérés comme intégrés au bâti.

Brise soleil

Par brise-soleil, « on entend les dispositifs rapportés extérieurement sur une façade, en avant des baies vitrées, de façon à les protéger de la lumière directe du soleil. La prolongation continue ou discontinue, d’un brise-soleil en dehors d’une zone vitrée d’une construction à des fins exclusivement architecturales est éligible».

Pergola

Si une pergola assure cette fonction de protection des façades et des baies vitrée des rayonnements solaires, elle est considérée comme intégrée au bâtie. Par contre si les brises soleil ou les pergolas ne protègent ni un mur ni des vitrages, ou si la pergola est indépendante du bâti, ces dispositifs sont considérés comme non intégrés au bâti.

Verrières

Une verrière est constituée d’un vitrage dans lequel sont insérées des cellules photovoltaïques.

Elles sont semi transparentes et assurent de ce fait deux fonctions :

1 ombrage et production photovoltaïque

2 éclairage naturel

Si la verrière assure dans le bâtiment ces deux fonctions, le dispositif est considéré comme intégré au bâti.

Intégration verticale au bâti.

Les panneaux photovoltaïques assurant le rôle de garde corps de balcons, terrasses, baie vitrée, sont considérés comme intégrés au bâti. Il en est de même pour les allèges, « équipements se substituant à la partie du mur située entre le plancher et l’appui d'une baie d’une construction. » La prolongation continue ou discontinue d’une allège à des fins exclusivement architecturales est éligible à la prime d’intégration au bâti.

Bardage

Ce sont les « « équipements fixés mécaniquement par l’intermédiaire d’une ossature secondaire solidaire soit d’une paroi support (bardage rapporté) soit de l’ossature de la construction pour le revêtement extérieur d’une ou plusieurs façades d’une construction, toujours dans un souci de recherche esthétique ou architecturale particulière ».

En architecture bioclimatique, le bardage joue le rôle de protection des murs contre le vent ou les rayonnements solaires. Un bardage photovoltaïque permet la production d’électricité tout en protégeant les façades des rayonnements solaires ou du vent.

Cette solution peut être intéressante, mais en raison de leur positionnement vertical, le rendement des cellules est moindre. Cette remarque est valable pour toutes les intégrations photovoltaïques verticales au bâti.

2 Production avec intégration simplifiée au bâti

Cette disposition est introduite dans le nouvel arrêté du 12 janvier 2010. Les intégrations simplifiée au bâti sont :

1 applicables à des bâtiments non clos sur leur 4 façades,

2 réservées pour des puissances installées supérieures à 3000 Wattc

3 jouent un rôle d'étanchéité, mais leur enlèvement ne remet pas pour autant en cause l'étanchéité du bâtiment, contrairement à "l'intégration au bâti".

 

Production "intégration simplifiée au bâti" d'un hangar agricole existant

3 Production non intégrée au bâti

Panneaux sur bâti

Il s'agit de l’ensemble des configurations de panneaux sur bâti ne correspondant pas aux définitions de l'intégration au bâti et de l'intégration simplifiée au bâti.

C’est par exemple le cas des panneaux installés sur supports sur une toiture terrasse. Notons que ce dernier dispositif joue aussi le rôle de brise soleil et assure une fonction de protection thermique du toit terrasse.

Panneaux au sol

Dans cette configuration, on parle de « champs photovoltaïques ». Pour bon nombre d’acteurs, la priorité est à donner aux installations photovoltaïques installées sur bâti, de préférence intégrées. La production photovoltaïque fait usage d’espaces déjà urbanisés. Cette priorité au bâti est logique. Il serait incohérent de grever de nouveaux espaces naturels ou agricoles au profit de champs photovoltaïques alors que l’espace disponible en milieu urbain et/ou bâti ne serait pas exploité.

Cependant, les champs photovoltaïques peuvent avoir leur place si des surfaces sont disponibles à proximité de lieux de consommation. Et aussi sur de vastes espaces naturels bien exposés et n’ayant pas de fonction de production agricole ni de valeur écologique. En particulier, les versant montagneux rocheux exposés au sud offrent de grandes possibilités d’installation. Il faut souligner que ce type d’occupation de l’espace est totalement réversible dans des conditions forts simples : le champs photovoltaïque peut être démonté aussi simplement qu’il a été installé.

Installation photovoltaïque sur champs : l’installation des panneaux et leurs supports est parfaitement réversible, l’usage de l’espace n’est en aucune façon figé.

Existe-t-il d’autre productions énergétiques ou d’autres types d’accaparement de l’espace (exemple : autoroutes, zones industrielles) aussi facile à éliminer au profit de nouveaux usages des espaces ? gie a atteint un haut degré de performance et de fiabilité.

Éclairage autonome

Avec les nouvelles formes d'éclairage basse consommation, l'installation de panneaux photovoltaïques sur lampadaires et autres luminaires, assure un éclairage économique public économique et responsable. L'énergie captée la journée est stockée durant la journée dans des batteries. La nuit, elles alimentent les luminaires.

Pour en savoir plus : L'habitat durable Construire ou rénover écologique et économique Didier Carbiener Edisud 2008,2009 - pour connaître le sommaire, cliquer ici

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