L’isolation au 21e siècle
< Retour vers la liste des articles

Isolation renforcée, frais de logement diminués …

Le chauffage représente 60 % de la consommation énergétique du logement. L’énergie consommée pour maintenir une température constante est proportionnelle aux déperditions de chaleur. Celles-ci se répartissent comme suit :

Ces pourcentages apportent deux informations :

1 De la propriété de l’air chaud d’être plus léger que l’air froid, résulte que la plus grande part des déperditions se fait par l’intermédiaire des plafonds ou toitures.

2 Les exigences de ventilation des habitations modernes ont rendu la ventilation centralisée responsable de la deuxième source de perte de chaleur des logements ! Ce constat est consternant : en rendant la maison de mieux en mieux isolée et étanche, la ventilation centralisée prend la première place, parfois bien au-delà des 20% ci-dessus, des déperditions.

Des solutions pratiques et efficaces, été comme hiver, sont présentées dans « L’habitat durable, construire écologique et économique » (Edisud, 2008,2009).

A coté de la ventilation, l’isolation est la première source d’intervention pour diminuer les besoins énergétiques du chauffage de l’habitat.

Cet aspect représente l’enjeu n° 1 de l’habitat en France, dans le neuf comme dans l’ancien. C’est au niveau de la rénovation de l’ensemble de l’habitat existant que se situe une des premières sources d’économie énergétique du pays.

Soulignons qu’économiser une quantité d’énergie suscite un investissement dix fois moindre que de produire la même quantité d’énergie.

Pour parvenir à exploiter ce gisement d’économies d’énergie, des normes d’isolation thermique ont été définies sous le terme « RT », pour « réglementation thermique ». Actuellement, les logements sont régis par la RT 2005. Celle-ci sera ensuite remplacée par la RT 2010 puis par la RT 2020, dans l’objectif de diminuer toujours plus conséquemment la facture énergétique des logements. Le Grenelle de l’environnement a encore affiché des objectifs plus ambitieux.

A l'heure actuelle, la moyenne des logements français à une consommation énergétique (chauffage, eau chaude, rafraîchissement) en moyenne de 220 kw/m2.La RT 2005 en vigueur impose des consommations allant de 80 à 130 kw/m2. Ces chiffres constituent un minimum est sont d'ores et déjà dépassés.

L'investissement le plus sécurisant face à un avenir incertain est celui qui limitera au maximum les frais d'entretien, et en premier lieu les frais de chauffage. Diviser à l'avenir sa facture énergétique par 4 (passer de 200 à 50 kw/m2), soulagera fort sensiblement le budget des ménages.

Réglementations du Grenelle de l’environnement

Parvenir à des habitations ayant une consommation de l’ordre de 50 kWh/m²/an dans l’habitat neuf et de 80 kWh/m²/an dans l’habitat rénové à partir de 2012. Un label « Basse consommation » pour les constructions dont la consommation conventionnelle est inférieure à un seuil entre 30 et 50 kWh/m²/an est en cours de préparation. Mieux encore, construire des habitations « à énergie positive » : elles produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment, par l’installation de panneaux photovoltaïques ou de micro éoliennes.

Les habitations ayant recours aux énergies renouvelables (bois, soleil) bénéficieront de nouveaux labels : « Haute Performance énergétique, Energies renouvelables », pour les constructions économes en énergie et dont les consommations de chauffage ou d’eau chaude sanitaire sont assurées par une production par énergie renouvelable.

Parvenir aux objectifs du « Grenelle de l’environnement » n’est pas un défi théorique, mais une impérative obligation, en application des engagements de l’Europe de diviser par 4 ses émissions de gaz carbonique d’ici à 2050.

En pratique : Mesures à appliquer

Interventions pour diminuer les pertes énergétiques

  1. Isolation des plafonds ou toitures : répandre un isolant sur 30 à 50 cm d’épaisseur
  2. Isolation des fenêtres : opter pour ders installations à faible émissivité
  3. Isolation contre le froid des murs : - pour les mono murs, opter pour les plus épaisses (42 cm zone H1 et H2, 37,5 cm zones H3), renforcer par un isolant extérieur, au moins sur les façades d’orientation générale Nord Pour les murs classiques, opter pour une isolation par l’extérieur, d’une épaisseur de 20 à 40 cm en zone H1 et H2, 10 à 20 en zone H3, au moins sur les façades d’orientation générale Nord.
  4. Isolation contre les chaleurs d’été : dispositifs architecturaux interdisant tout rayonnement solaire sur les baies vitrées et les façades, opter pour les toits végétalisés ou d’autres dispositifs architecturaux interceptant le rayonnement solaire sur les toitures.
  5. Ventilation par puits géothermique et, sous climat rude, complété par une VMC double flux. Dans tous les cas de figure, bannir la VMC simple flux, qui réchauffe les logements en été et les rafraichit en hiver

Le meilleur, investissement, et de loin, en matière de chauffage d’un logement, neuf ou en rénovation, est en premier lieu et sans aucune hésitation celui d’isoler fortement les plafonds. Pourquoi ? Parce qu’ils représentent la première source de déperditions et parce qu’ils concernent des surfaces très limitées, en comparaison avec la surface des murs extérieurs.

Diminution de la facture énergétique par l’isolation du logement en rénovation, hiérarchie d’intervention

  1. Toujours, commencer par l’isolation des plafonds et toitures : ce niveau représente la première source de perte énergétique et demande un investissement minimum.
  2. Renouveler les fenêtres en optant pour des vitrages isolants à faible émissivité
  3. Isoler des murs, en optant pour une isolation par l’extérieur : niveau 3 de priorité, mais par contre au premier plan du coût de l’investissement.

C’est un choix judicieux d’isoler très parfaitement les plafonds, non pas par souci de respect de la réglementation, mais tout simplement pour soulager son portefeuilles…au même titre que l’on met la ceinture au volant et exige de ses enfants de la boucler à l’arrière, non pas pour faire plaisir au gendarme, mais pour éviter de fracasser des cranes contre le pare-brise en cas de choc ! Cela occasionnera un surcoût limité à l’augmentation de l’épaisseur d’un isolant. Cela ne changera rien ou très peu au niveau de sa mise en œuvre.

L'isolation par l'extérieur est la solution la plus adaptée pour en savoir plus, cliquer ici.

Pour en savoir plus : L'habitat durable Construire ou rénover écologique et économique Didier Carbiener Edisud 2008,2009 - pour connaître le sommaire, cliquer ici

 

< Retour vers la liste des articles