L' été 2010 du jardinage méditerranéen

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Echec, mais pas Mat, les Tom

Le printemps 2010 a été fort pluvieux du début jusqu’à la fin de la saison. Puis le beau temps s’est installé sans plus aucune goutte de pluie. Et voilà les prémices d’un été délicat pour les belles écarlates. D’habitude, je les plante, profondément enracinées : voir planter les tomates et autres légumes « ratatouille ». Afin de favoriser un développement en profondeur à la recherche des réserves d’eau.

Mais cette année, les fortes pluies après plantations ont favorisé un développement superficiel des racines. Les plants ne se sont pas adaptés à l’assèchement en suface du sol ni n’ont été capables de trouver l’eau du drain présente en profondeur. Tellement triste que même une photo ne sera pas offerte au lecteur par souci de ne pas porter atteinte à son enthousiasme de jardinier ! Les échecs accompagnent tous jardiniers…pour le rendre moins vulnérable d’année en année : jamais Mat !

Prévention bordelaise

La forte humidité a favorisé en particulier les maladies cryptogamiques, celles provoquées par des champignons microscopiques. Ces parasites invisibles passent de saisons en saisons à l’état de spores végétatives dans le sol, appelées conidies.

L’humidité favorise leur développent et leur propagation. Attention à ce dernier point : une forte pluie ou un arrosage par aspersion provoque des projection de terres sur les feuillages. Or chacune de ces projections peut contenir des conidies qui ne demandent qu’à s ‘installer et se développer.

Une fois les champignons installés, rien ne peut les arrêter. Ils manifestent leur désagréable présence par le jaunissement des feuilles, le dessèchement des tiges ou encore le pourrissement des fruits. La liste des responsables est longue. La réponse est unique : la prévention.

Les champignons n’arrivent pas à s’installer sur des plants recouverts de cuivre, apporté par la célèbre bouillie bordelaise.

Voici donc 2 conditions pour se prémunir des ravages fatals des conidies :

1 Neutraliser les possibilités de dissémination par l’eau. Un bon paillage à mettre en place au moment de la plantation aura le double avantage de préserver le sol d’une évaporation intensive et d’empêcher toute propagation par éclaboussure.

2 Pulvériser sur les plants une bouillie bordelaise, renouveler l’opération régulièrement en cas de disparition de la couleur bleue du cuivre.

Il est à noter que le cuivre prévient mais ne répare pas : une fois le champignon installé, rien ne l’arrêtera.

Nombre de plant a déjà été arraché cette saison. Mais alors que plus au nord cela signifie la fin des espoir 2010 pour les tomates, une seconde chance est offert en jardinage méditerranéen : voir plus bas : le temps des semis.

Une (fausse) cicadelle à abattre avec de l’eau !

A gauche : tomate ataqué par un champignon à droite la fulgorelle

Cette bestiole fait beaucoup parler d’elle dans les jardins du sud de la France. Elle s’attaque aux solanacées, aubergines, tomates et à d’autres légumes comme les haricots. Le résultat est toujours désolant : les plants se dessèchent et avec eux tout espoir de récolte s’évapore.

Heureusement que la « Gazette des jardins », partenaire de cap-2024.com est là pour nous apporter quelques éclaircissements et un moyen de lutte simple mais efficace, et écologique, cela va de soi.

« La Côte d’Azur a souvent le triste privilège d’être la première touchée par les attaques de nouveaux ravageurs. La plupart concernent des espèces exotiques qui sont peu présentes dans d’autres régions (charançon du palmier, mineuse des agrumes), mais d’autres espèces polyphages et moins frileuses, après avoir sévi au sud, se disséminent dans tout le pays.

C’est le cas de Metcalfa pruinosa, la fulgorelle (faussement dénommée cicadelle) qui attaque par exemple la région bordelaise. Chers amis Bordelais, et de toutes les zones aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous annoncer que Metcalfa n’est plus qu’un souvenir anecdotique dans le sud-est.

Quelques conseils d’averti :

• Pour la déloger, n’utilisez pas d’insecticide du tout. La fulgorelle est très rapide et échappe aux giclées de pesticides, mais pas ses prédateurs. Du coup elle prend ses aises et devient omniprésente.

• L’arme fatale, c’est le jet d’eau à bonne pression.

Ces petites cousines des sauterelles, une fois délogées du feuillage, ont un mal fou à grimper à nouveau sur les végétaux, elles se font donc dévorer par l’entomofaune qui du coup prend des forces et parvient à éliminer l’invasion.

Pour aider un peu la nature, l’INRA procède à des lâchers de Neodryinus typhlocybae, un auxiliaire très efficace dans la mesure où on ne traite pas avec des insecticides, ce qui lui serait évidemment fatal, et qu’on lui laisse des abris (branchettes et feuilles mortes) pour l’hiver. Dans l’attente de la disparition du ravageur, tous à vos tuyaux ! »

Jamais Mat le jardinier … tant qu’il vivra dans un environnement encore apte à réagir en offrant refuge aux précieux insectes auxiliaires qui régulent les attaques parasitaires sans réclamer de royalties.

Récolter les oignons et leurs graines

En faisant un détour par le jardin de César Salazar (voir le printemps 2010 du jardinage méditerranéen et la fin du printemps 2010 du jardinage méditerranéen), la récolte des oignons de Sisco a déjà débuté. Régal sucré - salé en perspective.

Mais César veille constamment au renouvellement de ses productions. Aussi, il sélectionne chaque année ses meilleurs poireaux et oignons pour en récolter les semences. Pour cela, il laisse fleurir (sans les récolter bien sûr) quelques oignons. « Ils sont en floraison et les graines ne sont pas encore sèches, bonnes pour la récolte : il faut encore attendre quelques semaines ». La récolte des précieuses semences interviendra donc au milieu du mois d’août.

Le temps des semis d’été

Alors que sous d’autres contrées, l’été rime avec derniers semis, le jardinage méditerranéen est plus subtile que la mention laconique des revues de référence en France septentrionale ( !) :

«Pour la zone méditerranéenne, les calendriers des semis peuvent être avancés de 15 jour au printemps et retardés d’autant en automne ».

Si c’était si tristement simple… … Heureusement, il n’en est rien. Les opérations se succèdent tout au long de l’année, sans temps mort !

Pour préparer « la deuxième saison du jardinage méditerranéen » (automnes, hiver), de nombreux semis sont à réaliser. Comme hélas il n’y a pas que les revues qui sont calées sur les terres septentrionales, les jardineries suivent le même mouvement standardisé.

Vous ne trouverez que rarement des plants de pommes de terre et tomates en septembre. Il faut donc semer ces dernières à présent pour pouvoir les repiquer en septembre après les pluies de fin d’été. Il est aussi possible de poursuivre des semis de haricots.

Si pour certaines cucurbitacées, il est trop tard de planter, ce n’est pas le cas pour d’autres.

La fin de l’été et le début d’automne seront propices pour la croissance des courges, potirons et courgettes. César les sème en godets bien à l’abri d’un aquarium reconverti en serre. 2 semaines plus tard les plants seront à installer en pleine terre. Des pommes de terre pourront aussi être plantées fin aout pour espérer une récolte à Noël. Les méditerranéens ne conservent pas leurs pommes de terre. Ils les cultivent toute l’année. C’est vrai aussi pour les carottes : voir : « cultiver les carottes en jardinage méditerranéen » (à paraître).

Bienvenu au pourpier sauvage

Le jardinage biologique se pratique avec le concours de la nature, jamais en position frontale.

Parfois la nature se transforme en jardinier efficace et la récolte s’annonce toute seule, sans avoir à semer, désherber, arroser.

Une seule condition : préparer le terrain, en le libérant de la végétation en place.

Comme à l’occasion d’une récolte, en prenant soin de rassembler le paillage pour « libérer » temporairement le sol.

L’arrivée de lumière déclenchera la germination des innombrables semences en dormance. Parmi elle, le fidèle pourpier, présent sur toute la zone méditerranéenne et bien au delà dans les jardins plus au nord. Tout se mange dans le pourpier, en particulier les feuilles en salade et les minuscules graines noires luisantes. Profitez en : voici le légume santé par excellence : le pourpier sauvage renferme en effet le plus fort taux d’acide gras oméga 3 du monde végétal. Or cette huile est plus que rare chez les plantes et nous avons plus l’habitude d’en consommer sous forme de pilules ou de poissons des mers froides, comme le hareng. Le pourpier sauvage est sans conteste la source d’oméga 3 la moins fastidieuse à obtenir avec un impact environnement nul. Une raison bien suffisante pour avoir droit de citer dans cette revue en ligne de cap-2024.com.

Merci à Roland Carbiener, Michel Courboulex (La gaztte des jardins) et César Salazar pour leurs participations.

Didier Carbiener

La devise de César Salazar :

 

 
 

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