La fin du printemps 2010 du jardinage méditerranéen biologique
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30 mail 2010

L'été se pointe ?

La fin du printemps 2010 du jardinage méditerranéen

Après un automne et un hiver très pluvieux, le printemps a suivi le même sillage. Les jardiniers ont pris bien du retard. Arrivés à ce stade de l’année, ils espèrent que le soleil méditerranéen prendra sa place. Une chose est sur, la nature est resplendissante, les sols et les nappes phréatiques ont fait le plein d’eau, le potager passera plus facilement l’été.

Le temps des plantations se poursuit.

Pour tout ce qui concerne les tomates courgettes, etc., se reporter à « Planter les légumes ratatouille ».

César (voir le printemps 2010 du jardinage méditerranéen) a déjà mis en place les premiers plants de tomates semés il y a 2 mois. La variété est toujours soigneusement identifiée sur une étiquette à l’abri d’un bocal en verre.

Il les a plantés après la récolte des fèves, qui ont abondamment enrichi le sol en azote, pour le plus grand bien des tomates (1).

Sélectionner les meilleures semences de fèves

Nous l’avons vu avec les tomates et les oignons, nombre de semences de César sont issues de sa propre sélection ou de celles d’amis jardiniers. Pour les fèves, il en est de même. César Salazar identifie les plus grosses gousses et conserve les plants jusqu’à maturité (2) : ils procureront les semences de la prochaine plantation, en novembre.

Tailler ou non les tomates ?

Avec les tomates, se pose toujours la question de la conduite des plants, et en particulier du traitement des rameaux axillaires.

Les jardiniers les plus stricts ne conservent que la tige principale et éradiquent régulièrement toute tige secondaire pointant son nez.

A l’autre extrême, des jardiniers laissent les plants se développer à leur guise. Il est considéré que cela donne trop de vigueur au feuillage au détriment de la production de fruit.

Pour ma part, par économie d’effort, c’est mon choix et les récoltes me satisfont. César a une position intermédiaire. Il élimine les principales tiges secondaires (1) mais en conserve d’autres, porteuses de fleurs, donc de futurs fruits (2).

Premières récoltes de pommes de terre et de haricots

Les pommes de terre plantées début avril sont déjà prêtes pour la récolte. Cultivées sans aucun traitement, elles nécessitent juste un lavage à l’eau sans épluchage. Coupées en frites et cuisinées à la poêle avec un bon fond d’huile d’olive : un vrai délice avec la « spunta », variété communément plantée en Corse et en Italie, à la fois croquante et fondante… Les haricots plantés au même moment fournissent aussi les premières récoltes. (Voir article « Plantes les fèves, petit pois et haricots)

L’ail, ce capricieux

L’ail est un légume « santé » de la première importance. Il se contente des sols les plus maigres et pourtant …. Sa culture n’a rien d’évident. Parfois, seule l’expérimentation permet de trouver l’endroit qui lui convient. Comme dans ce grand jardin où les plants sont prometteurs. La poursuite de leur croissance sera assurée par quelques arrosages, mais point trop n’en faut. (Voir article « Planter les oignons et les aulx ».)

Repiquer les oignons

Les semis d’oignons effectués en avril sont à présent prêts pour la plantation. César m’a cédé les rares et délicieux oignons de Sisco. Il m’a conseillé de les repiquer serrés, tous les 5 cm, afin de pouvoir récolter dans un premier temps un sur 2, puis de laisser grossir ceux laissés en place.

Récolter les oignons plantés en novembre ou les faire grossir

Ces oignons avaient été plantés sous forme de bulbes achetés dans le commerce. Ils sont doux, croquants et tendres à souhait. Par contre, ils ne sont pas très gros. Pour obtenir de volumineux oignons, il faut écraser les tige « afin que la plante accumule ses réserves dans le bulbe et non pas dans les tiges » selon l’expérience de César. Sinon en effet, spontanément, la plante va concentrer son énergie dans la floraison et la production de graines.

 

 

 
 
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