Solstice d'hiver 2010 du jardinage bio méditerranéen

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Ce magazine en ligne lancé en 2008 est consacré au jardinage écologique en pays méditerranéens.

Jardinage écologique ?

Jardinage biologique bien sûr. Mais sous la tornade folle de la mondialisation, « biologique » ne veut souvent plus dire « écologique ». Nombre de produits bio est désormais sur les étales après avoir parfois traversés la planète entière depuis leur récolte.

La solution : s’approvisionner auprès des producteurs proches de chez soi, souvent organisés en AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, se reporter à « L'agriculture du 21eme siècle : biologique et locale »)

Ou cultiver soi même. Et dans ce cas aussi, le jardinage biologique ne sera écologique que si la vie du jardin est assurée par les ressources locales et non pas par des produits uniformisés ayant traversé la France, voire l’Europe, pour enfin arriver au jardin : engrais organique, écorces de pin, purin d’ortie, …

En conclusion, le jardinage écologique est « biologique » et fait appel aux ressources locales.

Dans les articles en ligne de Cap-2024, pays « méditerranéens » se rapporte à la zone de l’agrume : en France, la Corse et la Côte d’Azur.

Pour cette zone, les repères de périodes de plantation indiqués dans les revues « septentrionales » ne sont pas adaptés :

«pour la zone méditerranéenne, les calendriers des semis peuvent être avancés de 15 jour au printemps et retardé d’autant en automne », est-il mentionné.

Il n’en est rien : aux bords de la méditerranée le jardinier est actif toute l’année. Et sous les cieux sombres, mais lumineux et capricieux du solstice d’hiver, nombre de travaux sont au calendrier : semer des fèves, petits pois carottes, se préparer pour les premières plantations de pomme de terre, etc.

Semer les fèves

Ce légume de la famille des petits pois et haricots est typique, presque un emblème commun à tous les jardins du pourtours méditerranéen. Vigoureux et productif, son évocation suscite presque toujours des sourires friands, tant il est apprécié pour ces qualités gustatives. Il s’accommode de multiples façons : cru, avec la charcuterie, en soupe, en légumes, …

Seule délicate étape : le semis. Celui-ci doit se réaliser en évitant que la graine ne pourrisse par excès d’eau au cours de la germination. Mais là est tout le problème. Le jardinier n’est pas devin. Autant il peut juger du bon état du sol au moment du semis, autant il est incapable de prévoir les précipitations à venir, sous un climat méditerranéen dont le propre est d’être imprévisible en matière de précipitation. Résultat : il est fréquent que le jardinier se résolve à renouveler plusieurs fois les semis dans une période allant de fin octobre à fin janvier.

Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Chaque année, les fèves tant attendues dès le mois de mars, sont le fruit d’un patient travail de jaugeage des cieux et de la terre, toujours semées à un moment différent.

L’automne en Corse n’a pas été très pluvieux en terme de quantité d’eau, mais suffisamment pour perturber le semis des fèves. Il faut profiter d’un moment d’accalmie pour semer ou ressemer et espérer voir germer et lever les fèves.

Le sol doit être humide, mais non détrempé. Gorgé et regorgé d’eau il provoquerait l ‘étouffement du semis. Il reste jusqu’à fin janvier pour trouver le moment propice. Et renouveler le labeur si les caprices des cieux ont englouti les espoirs du semis précédent. Les fèves enrichissement elle-même abondamment le sol et n’ont pas besoin de fumure. Mieux encore : plus que les autres légumineuses, en raison de leur vigueur, elles fertilisent le sol et permettent ainsi l’installation de légumes exigeants prenant leur suite au printemps. (voir : « Le printemps 2010 du jardinage méditerranéen »).

Le semis se réalise par poquets de 4 graines espacés de 10 cm. La distance entre les rangées est de l’ordre de 40 cm.

Semer des petit pois

Pisum sativum, le pois cultivé, vis à l’état sauvage en pays méditerranéen. Au mois d’avril, lorsque les floraisons s’exposent partout dans le maquis, peu de jardiniers identifient cette gracieuse fleur. La fleur des variétés cultivées est plus petite, bien moins attractive. Il est vrai que la sélection a porté non pas sur la fleur, mais sur le pois !

Les petits pois peuvent être semés depuis le mois de novembre : pour les conseils pratiques de plantation, se reporter à : Planter les petits pois et les haricots.

Semer des carottes

Les carottes ne disparaissent jamais du paysage méditerranéen. Toute l’année, sauvages ou cultivées, elles sont présentes dans les friches, le maquis, les falaises maritimes et … le jardin.

Pour connaître la vie et l’histoire de cette plante si utile et omniprésente en pays méditerranéen, lire « Une histoire de carotte ».

Extrêmement vigoureuse à l’état sauvage, la carotte n’en est pas moins délicate à cultiver dans les jardins. La réussite de sa culture dépendra des soins apportés lors de la préparation du sol, le semis, la première phase de croissance.

Les carottes se cultivent dans un sol moyennement fumé, parfaitement composté. Elles détestent les sols riches en matière organique non décomposée. Elles apprécient les sols légers, composés majoritairement de sable et de limon. Avant le semis, la préparation du sol est primordiale. Il faut enlever minutieusement tous les cailloux qui pourraient gêner le développement harmonieux de la racine.

Jean Marie Brunini, maraicher bio en Haute Corse évoque l’intérêt des sols sableux en hiver. "Ie sable communique facilement la chaleur et réchauffe ainsi rapidement le sol, à la moindre journée ensoleillée".

La levée du semis sera accélérée. A cette époque de l’année, tout comme au début du printemps, il préconise aussi le recours à un voile de forçage. Il est placé sur le semis, en enterrant ses contours, pour qu’il ne soit pas emporté par une bourrasque. Les carottes doivent être séparées de 3 à 4 cm chacune d’elles.

Au semis, 2 solutions existent :

1 soit semer précautionneusement une rangée, sachant que par la suite, il faudra éclaircir les semis pour arriver à la bonne distance.

2 doit semer dès le départ, graine par graine, afin d’éviter le fastidieux travail d’éclaircir.

C’est le choix de Jean Marie, doté d’un semeur perfectionné. Une solution intermédiaire peut être trouvée, en mettant une graine tous les 1 – 2 cm, et en éclaircissant tardivement, afin de retirer une première récolte de carotte primeur !

Mais le labeur n’est pas fini. A u cours de la levée et des premières semaines de croissance, les délicates plantules sont très sensibles à la concurrence des « mauvaises herbes ». Des désherbages fastidieux et minutieux sont nécessaires : Les bonnes carottes, cela se mérite !

Au mois de janvier, février, les premières plantations de pommes de terre peuvent être réalisées. Pour ce légume exigeant en fumure et se cultivant toute l’année, sauf l’été, en pays méditerranéen, se reporter à « Planter des pommes de terre ».

Remerciements à Jean Marie Brunini, maraîcher bio à San Nicolao di Moriani à "l'amap" du "biojardin de Virginie" et à César Salazar, jardinier à San Martino di Lota (Corse)

 
 

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