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Virus pathogène qui es-tu ?

La grippe revient en Europe à chaque période hivernale. Elle se transmet par les voies respiratoires. Un individu contaminé rejette des virus en toussant, en se mouchant, ou tout simplement en parlant, dans une nébuleuse invisible de microparticules de salive chargée d’une myriade de virus. Ils peuvent alors s’installer chez un autre individu hôte qui l’accueille à son insu dans ses voies respiratoires par simple inhalation.

Le virus de la grippe a une très importante capacité de mutation. D’une année à l’autre, il est toujours différent, plus ou moins virulent. Il provoque de fortes fièvres, des courbatures et une grande fatigue qui s’associent à une affection plus ou moins sévère des voies aériennes supérieures et des bronches.

Le virus de la grippe est dit pathogène : il ne participe pas à la vie du corps. Au contraire il perturbe son fonctionnement, voire menace sa survie. Le corps reconnaît immédiatement cet être indésirable et met en marche ses systèmes de défense.
La température du corps va s’élever. Il s’agit de l’un des moyens universels de l’organisme pour se défendre. En effet, les virus sont adaptés à des températures très strictes et leur élévation les affaiblit, voire les anéantit.
Immédiatement le système lymphocytaire (les globules blancs spécialisés dans le repérage des éléments pathogènes et de leur élimination ciblée) va être activé, va se développer et entamer une action de poursuite et de neutralisation.

Prévention
La prévention passe par le respect de règles hygiéno-diététiques permettant de lutter contre l’immuno-dépression. La maladie survient préférentiellement chez l’individu fatigué, stressé, ou affaibli par une autre maladie.

Se reposer conseil délicat dans une société où les uns sont surmenés et les autres recherchent désespérément une activité. Pourtant l’infection affaiblit l’organisme qui doit pouvoir concentrer ses efforts énergétiques dans la lutte. Prendre du repos, c’est respecter son corps en le renforçant dans sa lutte. C’est préserver son capital santé. Au contraire, la dette de sommeil chronique a des effets néfastes sur le système immunitaire.

Hygiène nasale quotidienne par des lavages de nez au sérum physiologique trois fois par jour au minimum.
Se préserver d’une contamination directe par le port d’un masque de protection respiratoire (disponible en pharmacie). Il s’agit d’une mesure à prendre notamment au sein d’une famille : très simple et efficace, elle permet d’épargner les personnes non encore atteintes

. S’alimenter sainement, en privilégiant une alimentation à base de soupes, de fruits, de protéines végétales (légumineuses : fèves, lentilles, pois cassé, pois chiches…) et en limitant au maximum les protéines et graisses d’origine animale (produits laitiers, viandes).


Lutte contre l’infection :

En complément des mesures préventives, il conviendra de :
Stimuler le système de défense lymphocytaire en faisant une cure de chlorure de magnésium. Attention, il ne faut pas utiliser les comprimés de magnésium classiques, généralement sous forme de sel organique. Seul le sel minéral, le chlorure de magnésium, est efficace. Il se présente sous forme de sachets dose de 20g. Dissoudre un sachet dans un litre d’eau et conserver la bouteille au réfrigérateur. Il s’agit d’une solution salée, pas spécialement agréable à boire. Toutes les 4 à 6 heures, boire un verre dans lequel on aura ajouté un jus de citron pressé pour en améliorer le goût et assurer un apport en Vitamine C.

La dose cible pour débuter le traitement en cas de manifestations grippales est de 1 verre de la solution, 3 à 6 fois par jour, à moduler selon la tolérance digestive, pendant une durée suffisante (en général 2 à 3 jours) pour atténuer les symptômes grippaux aigus( maux de tête, courbatures, fatigue,…). Une fois ce stade aigu franchi, il convient de poursuivre le traitement d’entretien, pendant une durée de 15 à 30 jours, qui correspond à la phase de convalescence de la grippe, et qui se solde en général par une grande fatigue traînante.

Attention ! Le chlorure de magnésium a un effet laxatif. Cet effet n’est pas recherché, mais constitue un indicateur de la dose seuil efficace. Il illustre l’action de drainage provoquée, en particulier au niveau des bronches (organe cible du virus) et du foie (organe toujours mis à contribution lors des luttes infectieuses). Si l’effet laxatif est trop important et incompatible avec une activité, il faut interrompre ou diminuer les prises. Cependant il faut souligner que le chlorure de magnésium a un effet émollient non irritant pour le système intestinal.

L’infection grippale induit une forte fièvre qui constitue à la fois un moyen de lutte anti-virale (car le virus est sensible aux élévation de température) et d’activation du système immunitaire. La lutte contre la température ne doit être systématique, mais doit faire l’objet d’un jugement critique en fonction de la tolérance physique de la personne. La température provoque certes efficacement la mort des virus mais au delà d’un certain seuil (intensité et durée), elle peut aussi mettre en danger le malade lui-même.

Il y a des limites à l’auto-médication, un avis médical est nécessaire en cas de persistance prolongée des symptômes.

Recourir aux infusions et décoctions :
Une tisane classique en phytothérapie (médecine par les plantes) est celle dite des 4 fleurs (mais qui en contient 7 !!!) : une tisane traditionnelle expectorante. Elle se trouve dans certaines pharmacies, dans les herboristeries ou sur le net. Elle est composée d’un mélange à parts égales de mauve (Malva sylvestris), violette (Viola odorata), bouillon blanc (Verbascum thapsus) coquelicot (Papaver rhoeas), pensée sauvage (Viola tricolor), capillaire (Cheveux de venus - Adiantum capillus veneris) et tussilage (Tussilago farfara). Une cuillère à soupe de plantes par bol à laisser infuser 5 minutes : à boire plusieurs fois par jour. (3 à 6 bols)

Une tisane anti-infectieuse : pour un litre d ‘eau froide, faire bouillir durant 5 minutes trois branches de thym, deux branches de sarriette, 5 cloux de girofle et un à deux bâton(s) de cannelle de Ceylan, puis laisser infuser 10 minutes. Consommer un bol 3 fois par jour.

Bien s’hydrater pour assurer un bon drainage des émonctoires.

Désinfecter les fosses nasales : en utilisant du sérum physiologique ou de l’eau de mer dans laquelle on rajoute des granions d’argent minéral ayant une action antivirale. Utiliser une ampoule par narine 3 fois par jour.

Aromathérapie : les sprays de type Climarome (docteur Valnet) sont bien adaptés : à pulvériser sur un mouchoir ou l’oreiller... On peut trouver d’autres préparations à base de lavande officinale, cyprès, pins, niaouli, thym à thymol.

L’utilisation de l’aromathérapie anti-infectieuse devra faire appel à un aromathérapeute compétent pour un traitement plus adapté.

Conseils recueillis auprès du docteur Philippe Mussel, aromathérapeute, médecin généraliste.

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