Oiseaux du paradis et autres invitations au voyage

5 novembre 2009

Michel Courboulex

Directeur de "La Gazette des jardins", partenaire de Cap-2024

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Oiseau du paradis Strelitzia reginae photo Michel Courboulex

La vie est trop injuste, il y a des plantes auxquelles on ne peut que rêver.

Parmi mes fantasmes encore inassouvis figure en bonne place Strelitzia augusta. Souvent confondu avec un bananier ou un arbre du Voyageur (Ravenala madagascariensis), il est le très grand cousin de l’oiseau de Paradis (Strelitzia reginae) .

Ce dernier n’est pas très rustique au-delà du littoral, mais il est beaucoup moins frileux que Strelitzia augusta qui ne pousse bien qu’à l’abri du vent et au pied des falaises. C’est-à-dire dans quelques sites corses et entre Villefranche et la frontière italienne. C’est lors de la sortie de l’indispensable livre d’Yves Monnier illustré par Alain Goudot, “Promenade aux jardins du Pays Mentonnais”, que je suis resté figé dans le jardin Maria Serena par cette touffe gigantesque d’une quinzaine de mètres de haut, 50 m2 de surface au sol, des fleurs (blanc-bleuté, hélas moins visibles que les oiseaux de Paradis) énormes pesant plusieurs kilos chacune.

Habitant en ville et comptant sur le réchauffement climatique, j’oserai peut-être un jeune plant, qui sait ? Il y a le temps d'y réfléchir car ce type de végétaux ne se plante qu’en saison chaude. Si quelque pépiniériste multiplie cette plante, forcément rare vu ses exigences climatiques, qu’il m’en informe car nous sommes nombreux à être très tentés par l’expérience de la culture de cette musacée en zone limite.

Strelitzia augusta, photo Michel Courboulex

 

 

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