Notre activité
< Retour vers la liste des articles

Stopper l’usine à gaz du commerce alimentaire globalisé

La société de consommation développée au cours de ces quarante dernières années peut prétendre sans ambages au label de « Haute Stupidité Environnementale ».

Jamais dans l’histoire de l’humanité, autant d’efforts et d’énergie n’ont été nécessaires pour manger un brin de persil, un yaourt ou une cuisse de poulet. Dans les années soixante, ces productions parcouraient au pire quelques dizaines de km du producteur au consommateur.

Les légumes étaient produits dans les zones maraichères autour des villes et villages. Aujourd’hui un brin de persil peut avoir fait des centaines de km avant d’arriver dans notre assiette : produit en Italie ou en Espagne, conditionné quelque part en France et acheminé ensuite dans les commerces. Les animaux étaient nourris avec des productions de qualité, locales elles aussi : le pâturage ; pour simplifier, herbe pour les vaches, vers de terre pour les poules. Les pots en verre de yaourt étaient consignés et allaient et revenaient du consommateur au producteur.

A l’heure actuelle, un pot de yaourt peut avoir parcouru des centaines de km, être issu de lait en poudre (véritable gouffre énergétique que le processus pour le déshydrater et ensuite le réhydrater) et conditionné dans un emballage jetable. De plus le lait en question provient souvent de vaches nourries au maïs, l’une des productions agricoles les plus dévastatrices pour l’environnement, sans évoquer la médiocrité alimentaire du lait ainsi produit.

Quant aux poulets, certains parcourent le monde entier à l’état congelé, alors même qu’au cours de leur misérable vie, les aliments ingurgités ont eux aussi pu faire le tour de la planète. Les productions alimentaires sur-emballées sont finalement offertes aux consommateurs à grand renfort de publicité. La publicité n’a peut-être pas le plus grand impact sur l’environnement, mais sur le porte-monnaie assurément, car à ce stade encore, c’est le consommateur qui finance son coût.

Ne plus attendre demain pour changer

En modifiant les pratiques d’achat, au profit des productions locales, de saison, sans ou peu d’intermédiaires, un geste considérable est fait en faveur de la planète, de la qualité des produits et du porte-monnaie.

A l’heure actuelle, il existe environ 1500 « Amap » en France et le chiffre devrait doubler l’année prochaine. AMAP signifie « Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne ». Ces associations réunissent solidairement un producteur et un groupe de consommateurs. Chaque semaine, les consommateurs ont rendez-vous avec le producteur (de légumes, ou aussi de fruits, d’œufs, de fromage, de viande) et retirent leur panier de produits frais. Ce type d’association se développe dans le monde entier et permet une consommation locale et solidaire entre les consommateurs et les producteurs. Une seule remarque : le nom de l’association a une connotation défensive … alors même qu’elle représente le progrès et le renouveau, un modèle de « haute qualité environnementale » rendant chaque citoyen, acteur responsable du devenir de notre habitat terrestre.

Distribution de légume de l'amap, « le biojardin de Virginie », Haute-Corse

< Retour vers la liste des articles